Archive for décembre, 2011


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L’hyper sensibilité électromagnétique… Ça vous dit quelque chose? Non? Et bien, c’est le fait d’être tellement sensibles aux ondes, que celle-ci peuvent en arriver à vous causer des soucis de santé au quotidien. Vous vous endormez trop près de votre modem Wi-fi et hop, c’est la migraine au réveil. Vous avez des rougeurs, vous ressentez des picotements inhabituels, et vous ne comprenez pas d’où ces petites gènes peuvent venir? Et bien, l’antenne téléphonique située derrière chez vous pourrait bien en être la cause.

Et ne croyez pas que ce ne sont que de vulgaires effets placebo, ou dus à d’autre maladies. Ces symptômes sont bien réels et restent souvent inexplicables, tout simplement parce que les personnes atteintes par ces symptômes sont dans la plupart des cas en parfaite santé. En Suède, la sensibilité électromagnétique est même reconnue comme un handicap. L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, se basant sur un rapport complet de la Commission de l’Environnement, stipule dans une des ces résolution qu’il est nécessaire de  » de porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil.  »

Comme vous le voyez, les ondes ont une réelle incidence sur un nombre non négligeable  de personnes dans le monde. Mais qu’en est-il des cancers? Et bien, sur ce point, les chercheurs restent muets. Ou alors ils parlent, mais finissent toujours par vous dire qu’au fond, personne ne sait si l’augmentation du nombre de cancers de ces dernières décennies et réellement due au bain d’ondes électromagnétique dans lequel nous somme plongés. De nos jours, nous savons beaucoup de choses sur beaucoup de substances cancérigènes, mais aucune étude n’a été capable de nous dire si les ondes électromagnétique pouvaient provoquer des tumeurs. Parce qu’avant tout, pour lancer une étude de cette envergure il faut du temps, et de l’argent. Beaucoup de temps et d’argent. Du temps, parce qu’avant de voir une augmentation significative d’un nombre de cancer du cerveau par exemple (glioblastome,…), il faut des années. De l’argent, parce que suivre des centaines, voir des milliers de personnes pendant peut être 10 ans, avec tout le matériel, le salaire des chercheurs et les éventuelles compensations pour les sujets, ça revient chère.

De toutes les études lancées sur ce domaine, l’étude épidémiologique Interphone, amorcée par l’OMS en 1998, reste la plus attendue. Conduite dans 13 pays, cette étude sur les effets des téléphones portables aura une puissance statistique importante. Elle repose en effet sur l’analyse de 6600 cas de tumeurs de la tête, cancéreuses ou non. Une cinquantaine d’experts internationaux participent à cette étude. Et comme ce ne sont que de grosses têtes pas toujours très contentes des conclusions apportées par leur collègues, ils ne parviennent pas à se mettre d’accord, et la publication intégrale de l’étude a été maintes fois reportée.

Une autre étude, elle aussi très attendue, a quant à elle été malheureusement voilée par le spectre de la fraude scientifique. C’était la seule qui faisait état de l’action directe des ondes électromagnétiques sur des cassures dans les brins d’ADN, qui aurait expliqué l’apparition des cancers. Et aurait enfin levé le voile sur les incertitudes qui pèsent sur nos consciences…

Beaucoup d’autres études, ayant de plus petits budgets, on étées lancées. Mais, par manque de rigueur, manque de recul, ou manque de moyens, aucune n’a réussi à ce jour à apporter de réponses claires et définitives sur le sujet.

Toutes ces études se basent sur les dangers éventuels des O.E.. Mais au fond, quel est le risque réel? C’est le premier élément à prendre en compte. Il est, en effet, très difficile de mesurer un risque sur le long terme. Il peut cependant être définit par la formule suivante :

Risque = Danger * Probabilité d’exposition au danger

On peut prendre l’exemple de l’alligator. Si vous allez au zoo d’Anvers par exemple, à l’enclos des alligators, et que vous en observez un, quel est le risque que celui-ci vous attaque? Zéro, il est probablement impossible que cet alligator brise la vitre blindée que se trouve entre vous et lui pour vous dévorer tout cru. Pourtant, le danger est bien-là. Retrouvez-vous nez à nez avec ce même alligator, derrière cette même baie vitrée, et je vous assure que le risque ne sera plus de zéro. Il est donc facile de mesurer un risque en exposant directement un homme ou un animal aux ondes électromagnétiques, mais il est plus difficile de mesurer le risque réel encouru par un homme au cours de sa vie. Sans compter le fait que les taux d’expositions de différentes personnes sont très différends, et dépendent du mode de vie, du travail exercé, du lieu d’habitation, etc.

Au fond, nous n’avons pas de preuve crédible de l’impact des ondes électromagnétiques sur notre vie. L’hypersensibilité aux O.E est réelle, mais se soigne souvent par traitement psychologique et encadrement des patients, ce qui amène à croire qu’il n’y a pas vraiment de phénomènes physiques au niveau du corps des personnes, en tout cas au niveau cellulaire. Certains disent que ce ne sont que des phénomènes psychologiques, des angoisses, qui se traduisent sur le corps des patients.

Aucune étude n’a permit à ce jour de démontrer les effets nocifs des O.E. sur notre organisme. Mais il faut savoir que le rayonnement émit par le Soleil et qui atteint notre corps à chaque instant est de très loin supérieur à toutes les ondes électromagnétiques émises artificiellement par nos appareils électriques. Et pour ne rien améliorer, il se situe dans la gamme des ondes U.V, autrement dit une gamme d’ondes ayant une fréquence extrêmement élevé, qui sont donc extrêmement énergétiques, capable de faire griller votre peau si vous ne fêtes pas attention.

Il faudra du temps avant que les premières études rigoureuses et dignes de confiances apportent leur lot de conclusions.  Entre-temps, nous manquons tout simplement d’informations. Nous ne sommes qu’à l’aube de la révolution électronique. Il nous faut du recul, et nous n’en avons pas. Les polémiques, dans les médias et les journaux, ne font que gonfler le problème, en incrustant dans l’esprit des peuples des idées-faites. Une certaine paranoïa envahit le monde moderne, alors que nous n’avons pour l’instant aucune preuve tangible qui pourrait nous permettre de dire si oui ou non, les dangers des ondes électromagnétiques sont réels.